Nancy, une histoire et une gastronomie

Dans le chemin qu’elle se fraya vers le nord, la Meurthe incisa les reliefs qui constituent l’écrin de Nancy. C’est sur l’une de ces hauteurs, la Butte Sainte-Geneviève, que l’on trouve témoignage d’une première occupation humaine avec trace d’extraction de la minette, minerai de fer pauvre mais facilement accessible pour les hommes de l’âge du fer. De la période gallo-romaine, il ne reste nul indice à Nancy même, en revanche la période des invasions a marqué le site d’un important cimetière alaman.L’architecture pastiche et le style éclectique marquent églises (Saint-Nicolas, Sacré-Cœur) et bâtiments publics (complexe culturel de la Salle Poirel). Les parcs publics sont réaménagés. La ville est cernée par un chemin de fer de ceinture, la gare de marchandises voit le jour, le marché est repensé et agrandi, comme les abattoirs ; écoles, gymnases, hôpitaux sont revus selon des normes hygiénistes tandis que places et monuments commémoratifs aux grands hommes de la Lorraine se multiplient. L’habitat social, avec jardin, fut soutenu par des notables généreux.En 2007, le concept de Capitale européenne de la Culture s’enrichira d’une dimension inédite: pour la première fois, plus qu’une ville, ce sera une région entière, la Grande Région, qui sera le point de mire de toutes les attentions et des cours de cuisine à Nancy. Ainsi, aux côtés du Luxembourg, les régions avoisinantes telles que la Lorraine (F), la Rhénanie-Palatinat (D), la Sarre (D) et la Wallonie (B), défieront leurs frontières respectives et déploieront dans un mouvement uni leur diversité culturelle et leur potentiel créatif.

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