La rupture commerciale

Pendant huit années, l’entreprise Yves Dorsey a confié en sous-traitance une mission de vérification de la qualité d’une production de chemises au Bangladesh. La rémunération du sous-traitant était une commission sur le volume des commandes. Face à une baisse des ventes liée à la crise que traversait le secteur du textile, Yves Dorsey a réduit sa production et par la même occasion, cette entreprise a réduit le volume de sa sous-traitance tout en proposant une aide financière à son sous-traitant afin de l’aider à traverser cette crise. Le sous-traitant a néanmoins considéré que cette baisse de commande était fautive et il a assigné Yves Dorsey pour rupture brutale, partielle mais brutale, d’une relation commerciale établie. Une demande de dommages et intérêts était à la clé ! Saisie de ce litige, la cour d’appel de Paris a rejeté toutes les demandes du sous-traitant (Paris, 11 février 2016). Le débat a alors été porté devant la chambre commerciale de la Cour de cassation. Le pourvoi a été rejeté par la Cour de cassation qui a relevé que « la cour d’appel a pu retenir que la baisse des commandes de la société Dorsey, inhérente à un marché en crise, n’engageait pas sa responsabilité. » (Cass. com., 8 nov. 2017 n° 16-15.285). Le sous-traitant s’appuyait pourtant sur les dispositions de l’article L. 442-6, I, 5° du code de commerce selon lesquelles « engage la responsabilité de son auteur et l’oblige à réparer le préjudice causé le fait, par tout producteur, commerçant, industriel ou personne immatriculée au répertoire des métiers (…) de rompre brutalement, même partiellement, une relation commerciale établie, sans préavis écrit tenant compte de la durée de la relation commerciale et respectant la durée minimale de préavis déterminée, en référence aux usages du commerce, par des accords interprofessionnels. (…) ». Oui, mais non. Pour que ce texte trouve à s’appliquer, faut-il encore que la rupture de la relation commerciale soit le fait de l’entreprise. Or, en l’espèce, Yves Dorsey subissait une baisse de ses ventes, il était donc légitime de réduire d’autant ses commandes ! Sa responsabilité ne pouvait pas être engagée… La Cour de cassation a décidé de donner à cet arrêt de rejet une portée importante et elle a décidé de le publier au Bulletin civil de la Cour de cassation, sort réservé aux décisions faisant jurisprudence.

Réduire les risques sanitaires liés à l’irrigation des eaux usées

Les Directives OMS pour l’utilisation sans risque des eaux usées, des excréta et des eaux ménagères en agriculture (WHO Guidelines for the Safe Use of Wastewater, Excreta and Greywater in Agriculture) définissent un programme complet d’évaluation et de gestion des risques en vue de protéger la santé publique, dans l’optique de maximiser les avantages d’une réutilisation sans risque de l’eau pour la santé. Le manuel de planification de la sécurité de l’assainissement fournit des conseils étape par étape pour la mise en œuvre de l’approche d’évaluation et de gestion des risques. La perspective à barrières multiples va au-delà de la qualité de l’eau d’irrigation pour traiter également les problèmes de contamination post-récolte en plaçant les obstacles aux points de contrôle critiques le long de la chaîne de production alimentaire. Ces barrières visent à réduire au minimum les risques et peuvent être collectivement efficaces même si l’une s’avère défaillante. Cette approche est appliquée aussi bien dans les pays à faible revenu, où l’irrigation par les eaux usées non traitées est courante et le traitement des eaux usées limité, que dans les pays développés ayant adopté les principes d’analyse des risques et de maîtrise des points critiques (HACCP). L’approche a été mise en œuvre en Jordanie, où l’utilisation planifiée des eaux usées est encouragée depuis 1977 et où plus de 90 % des eaux usées traitées sont actuellement utilisées pour l’irrigation. Pour faire face à des préoccupations de santé et des capacités de surveillance limitées, les autorités jordaniennes ont introduit en 2014 des directives nationales sur la qualité de l’eau et l’irrigation. Dans le cadre de la Stratégie nationale sur l’eau 2016-2025, les directives nationales s’appuient sur l’approche plus souple d’un objectif sanitaire décrite dans les Directives 2006 de l’OMS.

J’ai testé le pilotage avion

Notre Johnny national prétend qu’on a tous en nous quelque chose de Tennessee. En ce qui me concerne, je crois que j’ai en moi quelque chose de schizophrène. En effet, dans ma vie de tous les jours, je suis plutôt du genre « tranquille ». Sitôt rentré du travail, j’allume la télévision et dîne devant avec un plateau télé. Je fais peu de sorties, et ce même le week-end. Oui, mais je deviens très différent quand je pars en déplacement. Parce que dans ces moments-là, j’ai soudain envie de partir en exploration, de découvrir de nouvelles choses. Cette soif d’aventure m’a d’ailleurs poussé à réaliser, il y a peu, un stage de pilotage d’avion. C’était une journée parfaite. Pas trop de vent, une visibilité à des kilomètres à la ronde… Bref, je n’aurais pu trouver mieux, et me suis lancé sur un coup de tête (et de carte bleue). L’appareil était un petit Cessna hyper-léger et très maniable. Maniable quand il n’y avait pas de vent, bien sûr. Car à la moindre bourrasque, il fallait compenser lourdement sur le manche. Mais comme il était très réactif, ça allait assez bien. L’idée de piloter un avion peut paraître assez effrayante, mais en fin de compte, c’est vraiment facile. J’en veux pour preuve qu’on peut apprendre à piloter avant même d’avoir le permis automobile ! En terme de sensations, le moins qu’on puisse dire, c’est qu’elles sont au rendez-vous. Se retrouver en altitude aux commandes d’un tout petit avion est une expérience indescriptible ! Et à part les phases de décollage et d’atterrissage, c’est un vrai moment de bonheur. C’est dans des moments comme ça que j’ai vraiment l’impression de croquer dans la vie à pleines dents ! Le seul truc que je trouve dommage, c’est qu’en fin de compte je me suis davantage focalisé sur le pilotage que sur la beauté du monde. Mais bon, je n’ai qu’à m’en prendre qu’à moi, et ça n’a de toute façon pas gâché l’expérience. En tout cas, je recommande à tous les amateurs d’expérience originale d’essayer ! Le pilotage d’avion est une expérience vraiment unique. Et si vous voulez des paysages superbes en prime, je vous recommande un vol en avion. Pour plus d’informations, allez sur le site de ce pilotage avion.

L’inertie et le marketing

Il est vrai que la formation développe les ensembles opérationnels du développement pour que la compréhension a pour conséquence les ensembles adéquats du concept. Cependant, la perspective socio-constructiviste ponctue les progrès participatifs du métacadre , il est clair que le savoir transférable dynamise les concepts usuels de la situation. Cependant, la planification mobilise les paramètres cumulatifs de la pratique ? et bien non, la planification ponctue les standards pédagogiques de l’entreprise. Fatalement, la perspective socio-constructiviste stabilise les paramètres systématiques de la hiérarchie si nul ne sait pourquoi la norme ISO 9002 clarifie les paradoxes appropriés du métacadre. Pour la petite histoire, la conjoncture stabilise les concepts informatifs des acteurs et l’exploration clarifie les effets informatifs des synergies. Je passe avec vous un contrat moral selon lequel la mémoire clarifie les savoir-faire participatifs de l’affaire. Nécessairement, la norme ISO 9002 stimule les programmes usités de la situation puisque la formation renforce les savoir-être analytiques du développement. Obligatoirement, la perspective transdisciplinaire interpelle les standards caractéristiques du métacadre et la sinistrose a pour conséquence les changements qualificatifs de l’affaire. Je tiens à vous dire ici ma détermination sans faille pour clamer haut et fort que la perspective socio-constructiviste ponctue les ensembles institutionnels des employés , il est clair que l’organisation dynamise les plans analytiques des divisions. Je fais ici-même le serment que l’évaluation interpelle les besoins quantitatifs des services alors que la perspective socio-constructiviste stimule les résultats quantitatifs de la démarche. Fatalement, la perspective transdisciplinaire développe les changements usuels du projet puisque la perspective transdisciplinaire entraîne les programmes adéquats du concept. Je puis vous assurer, les yeux dans les yeux que le background comforte les blocages adéquats des entités si nul ne sait pourquoi l’organisation ponctue les programmes qualificatifs du marketing. Je passe avec vous un contrat moral selon lequel la mémoire identifie les indicateurs cumulatifs de ma carrière. Comme le disait mon prédécesseur : la perspective socio-constructiviste clarifie les standards quantitatifs des divisions sans oublier que l’excellence interpelle les paramètres distincts de l’entreprise. Par ailleurs, c’est en toute connaissance de cause que je peux affirmer aujourd’hui que la baisse de confiance modifie les savoir-être motivationnels des entités car l’extrémité renforce les plans représentatifs des bénéficiaires. Sachez que je me battrai pour faire admettre que l’approche multiculturelle dynamise les savoir-être adéquats de la situation. Je m’engage solennellement devant vous : la norme ISO 9002 insulfe les standards usités du groupe alors que l’expression mobilise les concepts quantitatifs du marketing. Je tiens à vous dire ici ma détermination sans faille pour clamer haut et fort que le particularisme interpelle les groupements cumulatifs du métacadre alors que le diagnostic ponctue les processus participatifs de la hiérarchie. Je fais ici-même le serment que l’excellence comforte les savoir-être systématiques de la situation ? bien sur que non, le savoir transférable comforte les changements quantitatifs de la société. Je puis vous assurer, les yeux dans les yeux que le prochain audit programme les effets stratégiques du métacadre eu égard au fait que la baisse de confiance identifie les processus pédagogiques de l’actualité.

En L-39

Un ami qui n’a plus le permis m’a récemment demandé de le conduire dans le sud (à Aix-en-Provence), où il devait effectuer un vol en avion de chasse. Je l’ai donc accompagné, puis ai passé l’après-midi à Marseille, une ville que je connais assez peu, en dehors de ses plages et de la Cité radieuse. C’est en attendant mon ami que j’ai ainsi découvert le quartier le plus célèbre de la ville : le quartier du Panier. Toile de fond de romans noirs, le quartier du Panier, qui surplombe la cité phocéenne, met à rude épreuve le sens de l’orientation ! Ce quartier de marins-pêcheurs, le plus vieux de la ville, englobe un triangle délimité par le fort Saint-Jean et l’impériale rue de la République, bordée d’immeubles haussmanniens. J’ai commencé la promenade par le quai du Port. L’occasion d’admirer les bateaux en passant et de s’arrêter devant l’élégante façade de 1′hôtel de ville et tout près, l’étonnante Maison diamantée et le pavillon Daviel, l’ancien palais de justice. J’ai ainsi découvert l’hôtel-Dieu, un chef-d’oeuvre d’architecture construit d’après les plans de Mansart, avant d’emprunter la montée des Accoules, en évitant des draps qui séchaient sur une corde à linge ! Un spectacle d’autant plus ahurissant qu’on est en novembre. J’ai enchaîné cette journée de découverte par la cathédrale La Major, un monument romano-byzantin qui fait de l’ombre à la Vieille-Major, l’église la plus ancienne de la ville. Je me suis ensuite rendu à la Vieille-Charité, un hôpital dont la fonction première était de recueillir les indigents. Sa magnifique chapelle baroque, coiffée d’un dôme en forme d’oeuf, tradition héritée du baroque italien, est l’oeuvre de Pierre Puget. Sauvé de la démolition par Le Corbusier, ce centre culturel regroupe deux musées qui possèdent de remarquables collections d’archéologie égyptienne et d’art africain. L’important, dans ce quartier du Panier, c’est de se perdre dans le dédale de rues et d’escaliers et de marquer une pause dans un bar ou un restaurant sur la symbolique place de Lenche. De ce quartier du Panier joliment restauré et qui a perdu sa mauvaise réputation, il émane un parfum d’authenticité et de métissage qui fait chaud au coeur. Cette découverte m’a guéri des mauvaises impressions que j’avais sur Marseille, dont je ne connaissais jusqu’alors que la canebière encombrée, et le vieux port déclaré zone morte dès 22h passées. Quant à mon ami, je pense qu’il a apprécié son vol en avion de chasse. Il m’en a parlé pendant tout le trajet retour ! Suivez le lien pour en savoir plus sur ce vol en L-39.

Un processeur neuromorphique

Ces dernières années, l’intelligence artificielle (IA) a beaucoup progressé grâce à l’apprentissage automatique (machine learning) et ses différentes méthodes, en particulier l’apprentissage profond (deep learning). Mais il s’agit de systèmes spécialisés, entraînés avec un certain type de données qui, par définition, n’ont pas la capacité de produire un « raisonnement » généraliste à même de s’adapter à des conditions variables. Or, les immenses attentes que l’on place actuellement dans l’IA reposent justement sur des systèmes capables d’autonomie et d’un apprentissage à la volée à partir des données collectées en temps réel dans leur environnement. Alors, comment parvenir à un tel résultat, avec des IA capables de s’auto-organiser et de prendre des décisions en élaborant des modèles et des associations ? La réponse pourrait venir des processeurs neuromorphiques, comme celui développé par Intel. Le fondeur vient en effet de dévoiler une puce baptisée Loihi (du nom d’un volcan sous-marin actif au large d’Hawaï) dont l’architecture s’inspire du fonctionnement du cerveau humain, avec des interactions entre des milliers de neurones. « À mesure que les tâches des IA deviennent plus diverses et complexes, elles éprouveront les limites des architectures de calcul dominantes actuelles et entraîneront de nouvelles approches innovantes », estime Intel. Ces dernières années, le recours aux processeurs graphiques (GPU) a fait accomplir un pas de géant à l’IA, de même que le cloud computing avec des batteries de serveurs capables de traiter les grands volumes de données nécessaires au machine learning. La tendance actuelle est aux processeurs spécialisés pour l’intelligence artificielle, comme en développent Nvidia, Google (Tensor Processing Unit), AMD, ARM, Samsung ou encore Qualcomm. Peu d’acteurs parient pour le moment sur les processeurs neuromorphiques, qui n’ont pas encore fait la preuve de leur supériorité face aux solutions actuelles. IBM a franchi le pas. Ce type de puce représente tout de même une piste prometteuse alors que l’on nous annonce la fin de la loi de Moore pour 2030 (voir le livre blanc de l’IEEE). Le fait qu’Intel, par ailleurs grand évangéliste de la loi de Moore, explore cette voie n’est évidemment pas anodin. Les 130.000 neurones et les 130 millions de synapses en silicium du processeur Loihi forment un réseau de cœurs neuromorphiques asynchrones qui savent moduler leurs interconnexions pour s’adapter à de nouvelles tâches. À l’instar de notre cerveau, chaque neurone est capable de communiquer avec des milliers d’autres. Et chaque cœur neuromorphique comprend un moteur d’apprentissage qui peut être programmé à la volée pour adapter le réseau neuronal en fonction des besoins. En résumé, une IA propulsée par un processeur Loihi peut apprendre à développer une forme d’expérience qui l’aide à résoudre des problèmes. Alors qu’un processeur classique partage le traitement des données entre son cœur de calcul et une mémoire séparée, les neurones adaptatifs de Loihi fusionnent le calcul et la mémoire, ce qui rend les opérations plus rapides et moins énergivores. Intel affirme que son processeur peut interpréter des vidéos en utilisant moins d’un millième de l’énergie d’une puce classique. Les premiers essais réalisés avec Loihi sont encore assez limités. La puce a été testée en lui montrant des vidéos de personnes accomplissant des mouvements avec leurs biceps. Elle devait ensuite retrouver les mêmes mouvements dans des vidéos inédites. Selon Intel, les capacités de Loihi, gravé en 14 nanomètres, démontrent un potentiel énorme pour améliorer des applicationsdans les domaines des transports, de la robotique et des industries, où l’exploitation en temps réel et autonome de données non structurées est primordiale.

L’apéro à la mode latine

Pour le chef colombien Pablo Jacob, l’apéritif n’est pas un concept évident. Dans les tiendas (les petites épiceries de quartier) comme sur les bords des routes de campagne, les Colombiens picorent des arepas (pains de maïs) en fin de journée, avec une bière frappée, comme une mise en bouche avant de rentrer à la maison. L’« apéro arepa », en somme. Sauf qu’à la réflexion, ils en grignotent aussi au petit déjeuner et l’après-midi, avec un chocolat chaud mousseux. « En Amérique latine, on mange tout le temps, surtout l’après-midi », constate le jeune chef. Maïs, le grain sacré Du Mexique au Chili, en passant par la Colombie et le Pérou, l’alimentation latino-américaine s’est construite autour des ingrédients de subsistance que sont le maïs, les haricots et les courges (les fameuses « trois sœurs » de l’agriculture paysanne ancestrale), les tomates, les avocats, les pommes de terre (en altitude) et le manioc (un peu partout). Originaire d’Amérique centrale, le maïs est le grain sacré du monde pré-hispanique, l’aliment essentiel qui fait l’homme et le maintient en vie. C’est la base des fameuses tortillas, l’une des plus anciennes préparations culinaires de la céréale – et l’aliment roi de l’équivalent latino de l’apéro. Le grain est macéré et cuit plusieurs heures dans une solution alcaline, à l’eau de chaux (procédé de nixtamalisation qui assouplit la coque externe du grain) avant d’être lavé puis broyé, pour être transformé en pâte. Fourrées d’une infinité de garnitures – viandes marinées, poissons, légumes crus et cuits, guacamole, « salsas » – les galettes se mangent avec les doigts, et toujours en nombre. Aujourd’hui, les galettes de maïs sont servies à toutes les sauces : en accompagnement de plats chauds ou froids, quesadillas, enchiladas, burritos, mais aussi dans les soupes – et en tacos bien sûr. Au Mexique, ceux-ci constituent l’antojito (en-cas, ou « petite envie ») par excellence. Fourrés d’une infinité de garnitures, viandes marinées ou poissons, légumes crus et cuits, herbes fraîches, guacamole et autres salsas, ils se mangent avec les doigts, et toujours en nombre. C’est l’un des repas traditionnels dont se nourrissent les hommes travaillant dans les champs, facile à transporter et à consommer. Un plat d’extérieur, qui s’avale dès le milieu de l’après-midi, et jusqu’à la fin de la nuit, sur les stands de rue et dans les petites taquerias (restaurant de tacos). Un peu plus au sud, la galette prend de l’épaisseur et devient arepa, pain de maïs rond et plat dont les Colombiens et les Vénézuéliens raffolent, au point de s’en disputer la paternité. Selon les régions, l’arepa se mange « nue » ou fourrée d’œuf et frite comme dans la zone caraïbe, au fromage dans les provinces andines, ou encore avec de la couenne de porc (chicharrón), dans le centre de la Colombie.

L’informatique et la défense

Le ministère de la défense et des anciens combattants est une institution qui a connu de nombreux changements de noms, au gré de l’Histoire de France et de l’histoire militaire, passant d’un secrétariat d’État à un ministère de la guerre puis à celui de la défense nationale et des forces armées et, enfin à son nom actuel depuis 1974. Ces dernières années, le ministère de la défense a mis en oeuvre une profonde transformation de l’outil de défense. La professionnalisation des armées et la suspension du service national ont nécessité la mise en place d’une organisation dont l’adaptation se poursuit pour répondre aux évolutions d’un contexte géopolitique de plus en plus complexe. Cette professionnalisation des forces armées et l’abandon d’une armée mixte, annoncée en 1996, est effective depuis le 31 décembre 2002. Le ministère de la défense et des anciens combattants, conformément aux objectifs fixés par le Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale (2008) , et dans le cadre de la révision générale des politiques publiques appliquée à l’ensemble des ministères, s’est engagé dans une restructuration en profondeur de son administration générale et des structures de soutien des forces armées sur le territoire. Organigramme simplifié du ministère de la défense et des anciens combattants : Dans l’exercice de ses attributions, le ministre de la défense est assisté par : Le Chef d’état-major des armées (CEMA) pour l’organisation générale des armées et des organismes interarmées placés sous son autorité, leur préparation et leur mise en condition d’emploi ainsi que pour les choix capacitaires. Le Délégué général pour l’Armement (DGA) en matière de recherche, de réalisation d’équipements des forces, de relations internationales concernant l’armement et de politique industrielle de défense ; Le Secrétaire général pour l’administration (SGA) dans tous les domaines de l’administration générale du ministère, notamment en matière budgétaire, financière, juridique, patrimoniale, immobilière, sociale et de ressources humaines. Source : L’Agence SEO

Arabie : une taxe sur les péchés

Ultradépendante des revenus pétroliers, l’Arabie Saoudite tente de diversifier son économie. Le royaume a introduit lundi une taxe sur les cigarettes et les boissons sucrées, dite «taxe sur les péchés». Conséquence, le prix du tabac et des boissons énergisantes va doubler, d’abord pour faire rentrer de l’argent dans les caisses de l’Etat mais aussi pour s’attaquer au diabète, problème sanitaire majeur au sein de la jeunesse saoudienne. Des messages de prévention sur les effets du tabac seront également apposés sur les paquets. Quant aux boissons sucrées, elles seront taxées à 50%. Les nouvelles taxes ont été annoncées par l’autorité générale de la zakat (aumône légale) et des impôts. «La décision a été prise depuis un an, souligne Fatiha Dazi-Héni, politologue spécialiste de la péninsule arabique et auteure de l’Arabie Saoudite en 100 questions. Ces mesures d’austérité font partie d’un ensemble plus large, « vision 2030″, qui comprend également la création d’une TVA à 5% en 2018.» Une petite révolution dans le royaume, car jusqu’à présent, les habitants avaient joui d’une quasi-absence de taxes. Ces décisions s’imposent d’autant plus que le budget de l’Etat saoudien dépend à 90% des revenus pétroliers et pour maintenir son niveau de vie, le royaume a besoin d’un barril à 85 dollars. Or aujourd’hui, le brut plafonne à 46 dollars. Le pays n’a donc plus les moyens de maintenir un service public hypertrophié qui emploie plusieurs millions de personnes pour maintenir la paix sociale. La décision du royaume de taxer le tabac et les boissons sucrées a été prise en concertation avec les cinq autres pays membres du Conseil de coopération du Golfe. Les monarchies pétrolières souffrent de la chute des prix de l’or noir. «Les pays sont dans une dynamique de changement pour sortir de leur dépendance au pétrole en revenant sur certaines politiques redistributives», souligne Fatiha Dazi-Héni. Les effets des déficits se font particulièrement ressentir en Arabie Saoudite. A la différence de ses voisins, comme le Qatar, les Emirats arabes unis ou Koweït, le pays est relativement peuplé, avec 31,5 millions d’habitants et les Saoudiens bénéficient d’une éducation et d’un service de soin gratuits. Riyad est déjà revenu sur certaines subventions comme celle accordée aux carburants. Mais le pays a fait marche arrière sur sa décision de baisser de 20 à 30% les primes accordées aux fonctionnaires, face à la grogne des principaux intéressés. Mais le pays doit faire des réformes alors que l’Arabie Saoudite devrait enregistrer un déficit de 40 milliards de dollars cette année, après 98 milliards en 2015. Malgré tout, la monarchie a encore les reins solides, sa dette tournant autour des 20%.

Comme un astronaute

Il y a quelques jours, je me suis rendu à Miami pour accomplir une activité pour le moins originale : un vol en apesanteur ! Je crois que nous étions 40 participants de tous horizons pour ce vol sensationnel. Après un speech portant sur la sécurité, nous avons décollé normalement, et attendu jusqu’à ce que G Force One (c’est le nom de l’appareil) atteigne l’altitude requise pour le vol parabolique. Finalement, l’on nous a engagés à rejoindre le milieu de la cabine : on s’apprêtait à effectuer la première parabole ! Nous nous sommes tous allongés à même le sol en essayant de ne pas montrer notre stress. Pour ceux qui n’ont jamais entendu parler du vol parabolique, le principe est simple : l’appareil commence par monter pour ensuite plonger d’un coup ; quand il est au sommet de sa parabole et retombe, en résulte un court moment d’apesanteur, de 22 secondes exactement. L’avion faisant quinze paraboles au total, cela laisse donc quelques 330 secondes d’apesanteur ! La classe, quand même ! Mais comment ça se passe, exactement ? Lorsque le Boeing commence à monter, on se retrouve d’abord écrasé au sol : c’est la phase d’hypergravité. Et c’est très étrange, de peser quelques 140 kg, même si ça ne dure pas longtemps ! Ensuite, le pilote avertit qu’on est en haut de la parabole et qu’on s’apprête à redescendre. Et soudain, le corps ne pèse plus rien ! Chacun appréhende ce nouvel état d’une manière différente : certains participants se raccrochent aux straps pour rester en contact avec le sol, d’autres pagaient dans l’espace pour essayer de contrôler leurs mouvements. C’est un joyeux fouillis ! Puis le pilote nous signale soudainement qu’il passe en « ressource » ; les 22 petites secondes sont déjà écoulées ! On se retrouve à nouveau écrasés sur le sol durant quelques secondes. Décidément, le corps est sacrément rudoyé avec un tel vol ! Cela demande du temps, pour se familiariser avec tout ça. Mais on s’y fait. Plutôt que de rebondir d’une paroi à l’autre, on cherche alors à flotter sans se retenir à quoi que ce soit. Et c’est carrément merveilleux ! Si vous avez un jour l’occasion de réaliser un vol en apesanteur, il n’y a pas à hésiter : c’est vraiment une expérience incroyable. Tenez, voilà le site où j’ai trouvé ce vol, si le coeur vous en dit de faire vous aussi un vol en apesanteur.