Monthly Archives: avril 2012

Nancy, une histoire et une gastronomie

Dans le chemin qu’elle se fraya vers le nord, la Meurthe incisa les reliefs qui constituent l’écrin de Nancy. C’est sur l’une de ces hauteurs, la Butte Sainte-Geneviève, que l’on trouve témoignage d’une première occupation humaine avec trace d’extraction de la minette, minerai de fer pauvre mais facilement accessible pour les hommes de l’âge du fer. De la période gallo-romaine, il ne reste nul indice à Nancy même, en revanche la période des invasions a marqué le site d’un important cimetière alaman.L’architecture pastiche et le style éclectique marquent églises (Saint-Nicolas, Sacré-Cœur) et bâtiments publics (complexe culturel de la Salle Poirel). Les parcs publics sont réaménagés. La ville est cernée par un chemin de fer de ceinture, la gare de marchandises voit le jour, le marché est repensé et agrandi, comme les abattoirs ; écoles, gymnases, hôpitaux sont revus selon des normes hygiénistes tandis que places et monuments commémoratifs aux grands hommes de la Lorraine se multiplient. L’habitat social, avec jardin, fut soutenu par des notables généreux.En 2007, le concept de Capitale européenne de la Culture s’enrichira d’une dimension inédite: pour la première fois, plus qu’une ville, ce sera une région entière, la Grande Région, qui sera le point de mire de toutes les attentions et des cours de cuisine à Nancy. Ainsi, aux côtés du Luxembourg, les régions avoisinantes telles que la Lorraine (F), la Rhénanie-Palatinat (D), la Sarre (D) et la Wallonie (B), défieront leurs frontières respectives et déploieront dans un mouvement uni leur diversité culturelle et leur potentiel créatif.

Assange, les russes et le Hezbollah

Le père de Wikileaks, Julian Assange et la chaîne télévisée étatique russe RT ont diffusé mardi une interview avec le chef du Hezbollah et promettent d’autres entretiens controversés, une alliance sulfureuse pour prendre le contre-pied des médias occidentaux. RT, chaîne diffusée en anglais, arabe et espagnol dans le monde, a annoncé à grand renfort de publicité sa collaboration avec M. Assange, un détracteur des Etats-Unis qui a publié sur Wikileaks des milliers de câbles diplomatiques américains au nom de la liberté d’information. La rédactrice en chef de RT, Margarita Simonian prédisait même que la première des douze personnalités interviewées allait créer la controverse.  »Nombreux seront ceux qui seront extrêmement mécontents », a-t-elle estimé, sur Twitter, avant le début à 11H30 GMT de l’émission qui avait été enregistrée en Angleterre où le charismatique Australien est assigné à résidence dans le cadre d’une affaire de viol présumé.

Julian Assange a estimé lui aussi qu’il serait traité de « combattant ennemi, de traître, qui se couche dans le lit du Kremlin et mène des interviews avec de terribles (militants) radicaux », selon le site de RT. L’entretien avec M. Hassan Nasrallah, ennemi juré d’Israël et de Washington, aura finalement été l’occasion pour le chef du mouvement chiite libanais de réaffirmer son soutien au régime syrien, qui réprime depuis plus d’un an un mouvement de contestation, et d’accuser l’opposition de refuser le dialogue. Cette position n’est d’ailleurs pas très éloignée de celle de Moscou, qui a bloqué des résolutions à l’ONU condamnant Damas et dénonce le soutien occidental aux opposants.  »Du point de vue du marketing, des relations publiques, c’est un joli coup » pour RT et Assange, relève Anna Katchakaeva, spécialiste des médias à la radio russe Svoboda, financée par le Congrès américain.
« La chaîne a attiré l’attention sur elle et a forcé les médias internationaux à en parler », juge-t-elle. RT, fondée en 2005 sous le nom de Russia Today, est financée par l’Etat russe. Se posant en chaîne internationale d’information, elle ne s’est cependant pas imposée jusqu’à présent sur la scène médiatique.