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Un nouveau coach pour l’Espagne

La Fédération espagnole de football (RFEF) a annoncé que le Hierro – son directeur sportif actuel – supervisera le défi de la Coupe du monde en Russie après le limogeage de Lopetegui mercredi matin à deux jours de son premier match contre le Portugal.  « Fernando Hierro occupera le poste d’entraîneur national dans le Championnat du monde de Russie et comparaîtra devant les médias, accompagné du président de la RFEF, Luis Rubiales », a lu un bref communiqué sur le site Web de la fédération.  « Ensuite, il dirigera son premier entraînement et vendredi il fera ses débuts à Sotchi lors du match de l’Espagne contre le Portugal. »   Le sélectionneur espagnol Julen Lopetegui à la veille du tournoi Mardi matin, le Real Madrid a confirmé que Lopetegui serait leur nouvel entraîneur la saison prochaine – et Rubiales a mis le doigt sur le club espagnol alors que les préparatifs de la Coupe du monde s’emballaient.  L’annonce du Real indiquait qu’il commencerait son nouveau rôle après la Coupe du monde, mais Rubiales était mécontent d’avoir été mis au courant seulement cinq minutes avant que les vainqueurs de la Ligue des champions ne fassent l’officiel de presse. Mercredi, l’Espagne a retardé de bien plus d’une heure une conférence de presse au stade de Krasnodar avant que Rubiales ne s’adresse aux médias.  « Nous avons été obligés de nous passer de l’entraîneur national, nous lui souhaitons la meilleure des chances », a-t-il déclaré.  « Je ne veux pas entrer dans le jeu du Real Madrid. L’équipe espagnole est l’équipe de toute l’Espagne.  « Si Julen avait agi de la sorte, cela n’aurait pas été le cas et je n’aurais pas découvert cinq minutes auparavant. Pour en savoir plus, allez sur seminaire en Espagne.

L’idée de Platon

Platon, comme Xénophon, était un élève de Socrate, mais Xénophon voulait seulement être le greffier de Socrate; et Platon, en tant que disciple enthousiaste, était en même temps très fidèle et très infidèle à Socrate. Il était un disciple fidèle à Socrate en ne manquant jamais de placer la moralité au premier rang de toutes les considérations philosophiques; en ce qu’il n’a jamais varié. Il était un disciple infidèle à Socrate en ce que, imaginatif et un poète admirable, il a reporté la philosophie de la terre au ciel; il ne s’est pas interdit, au contraire, d’accumuler de grands systèmes sur toutes choses et d’envelopper l’univers dans ses conceptions vastes et audacieuses. Il a invinciblement établi la moralité, la science de la vertu, comme le but final de la connaissance humaine, dans ses dialogues socratiques brillants et charmants; il a formé de grands systèmes dans toutes les œuvres où il se présente comme parlant en son propre nom. Il était très instruit et connaissait tout ce qui avait été écrit par tous les philosophes avant Socrate, en particulier Héraclite, Pythagore, Parménide et Anaxagore. Il a reconsidéré tout leur enseignement, et il a lui-même amené à l’étude une force et une richesse d’esprit qui semblent n’avoir eu aucun parallèle dans le monde.  Cherchant à son tour quelles sont les causes premières de tout et ce qui est éternellement réel derrière les simulations de ce monde éphémère, il croyait en un seul Dieu, comme il en avait eu beaucoup avant lui; mais dans le sein de ce Dieu, pour ainsi dire, il a placé, il a semblé voir, Idées – c’est-à-dire, types éternels de toutes choses qui dans ce monde sont variables, transitoires, et périssables. Ce qu’il a réalisé par une imagination aussi nouvelle, originale et puissante est clair. Il a remplacé l’Olympe de la population par un Olympe spirituel; la mythologie matérielle par une mythologie idéaliste; polythéisme par polyidéisme, si cela peut être exprimé – les dieux par types. Derrière chaque phénomène, ruisseau, forêt, montagne, les Grecs perçoivent une divinité, un être matériel comme eux, plus puissant qu’eux. Derrière chaque phénomène, derrière chaque pensée, chaque sentiment, chaque institution – derrière tout, quel qu’il soit, Platon apercevait une idée, immortelle, éternelle, indestructible et incorruptible, qui existait dans le sein de l’Eternel, et de que tout ce qui vient sous notre observation n’est que la réflexion vacillante et troublée, et qui soutient, anime et conserve pour un temps tout ce que nous pouvons percevoir. Par conséquent, toute philosophie consiste à avoir une certaine connaissance de ces idées. Comment est-il possible d’atteindre une telle connaissance? En élevant l’esprit du particulier au général; en distinguant en chaque chose ce qui en est le fondement permanent, ce qu’elle contient le moins changeant, le moins variable, le moins circonstanciel. Par exemple, un homme est un être très complexe; il a d’innombrables sentiments, d’innombrables idées diversifiées, d’innombrables méthodes de conduite et d’existence. Quelle est sa fondation permanente? C’est sa conscience, qui ne varie pas, ne subit aucune transformation, répète toujours obstinément la même chose; le fondement de l’homme, l’idée éternelle dont tout homme sur la terre est ici le reflet, c’est la conscience du bien; l’homme est une incarnation sur terre de cette partie de Dieu qui est la volonté du bien; selon qu’il diverge ou s’approche plus de cette volonté, est-il moins ou plus homme.

Adrénaline à tous les étages

J’ai fait pas mal d’expériences incroyables ces dernières années, mais aucune d’aussi hallucinante que celle-ci. Dernièrement, en effet, j’ai en effet fait un vol en avion de chasse. Cette expérience fabuleuse a eu lieu à Beauvais, et ce que je peux d’emblée vous dire, c’est que ça a été intense ! Pourtant, ça a commencé très doucement. Ce jour-là, je me suis rendu à l’aéroport où j’ai rencontré Bastien, mon pilote-instructeur, qui a commencé par m’exposer ce qui m’attendait. Ensuite, direction les vestiaires pour mettre ma combinaison de vol avant de rejoindre le taxiway. C’est là que m’attendait un appareil en apparence inoffensif, un Fouga. L’avion ne présentait pas le look agressif d’un avion de chasse, mais offrait bien les sensations propres à ce type d’appareil, comme je n’allais pas tarder à m’en apercevoir ! Je me suis installé dans la cabine, et quelques minutes plus tard, on était parés à décoller. Comment vous expliquer ce que j’ai ressenti lorsque nous nous sommes retrouvés face à la piste, paré au décollage. C’est un mélange de trouille et de l’enivrement. Ca ressemble un peu à ce qu’on peut ressentir lorsqu’on se retrouve à devoir parler devant tout un public. On se demande brusquement ce qu’on fait là. Pourtant, au début, ça s’est avéré plutôt peinard. Je ne m’attendais pas du tout à ça. Je n’ai pas ressenti la pointe de vitesse au décollage, et les premières minutes ont consisté en un simple vol de découverte, un peu trop tranquille à mon goût. Mais ce n’était là qu’un hors-d’oeuvre. Quelques minutes plus tard a entamé les acrobaties aériennes, et là, j’ai découvert le second effet Kiss Cool. Quand on a pris le premier virage, je me suis rendu compte que ça allait être intensif. Je me suis pris 5G dans la face. Je faisais 6 fois mon poids habituel ! Et ce n’était que l’ouverture. Les figures se sont enchaînées les unes après les autres, de façon infernale. La voltige n’a pas duré longtemps, mais de retour au sol, on aurait dit que j’avais couru un marathon en plein cagnard. Et vous savez ce qu’il y a de pire dans tout ça ? C’est que j’ai adoré ça ! Si j’en avais l’occasion, je sauterais sur l’occasion sans l’ombre d’une hésitation. Je ne risque pas d’oublier ce vol en avion de chasse en Fouga Magister restera gravé à jamais dans ma mémoire.

La dictature, l’intellectuel, et le libre marché

Ceux qui suivent l’actualité le savent : le libre marché n’a jamais plu aux gouvernants ni aux intellectuels. Les uns et les autres ne manquent jamais une occasion de le condamner : à les entendre, le libre marché léserait en effet les ouvriers. Ce raisonnement a priori altruiste suffit à justifier à leur exécration naturelle du libre marché, qui a par ailleurs tendance à ne pas être sous leur contrôle. D’après eux, les pays pauvres seraient terrassés par l’inhumanité du libre marché et la vie de leurs habitants s’en retrouverait encore plus dégradée. Bien loin de moi l’idée de défendre ce point de vue, comme vous vous en doutez certainement. En fait, je vais même m’employer à la détruire. A l’occasion d’un colloque à Milan il y a quelques jours, un participant s’est en effet évertué à démonter avec succès ce raisonnement bancal. Et comme il l’a clairement prouvé, cette affirmation est à des années-lumière de la réalité. Les citoyens des pays pauvres pâtissent en effet essentiellement d’un manque total de libre marché. Les plus défavorisés habitent en effet en majorité dans des régions où la possibilité de vivre comme ils le souhaitent leur est déniée par les autorités en place. Empêcher le libre marché est une façon d’empêcher la liberté. Et c’est bien pour cette raison que le libre marché est sauvagement réprimé dans des dictatures comme celle du Congo. Il est naturel qu’un gouvernement qui ne permet pas à son peuple de jouir de la possibilité de voter n’octroie pas à celui-ci la possibilité d’effectuer ses choix dans le libre marché ! Au cours de ce colloque à Milan, l’intervenant a même décidé d’aller plus loin dans sa réflexion, en signalant que le libre marché est au contraire clairement avantageux pour les populations défavorisées. Au sein du libre marché, la plupart des populations pauvres dans le monde vouent en effet aujourd’hui un budget plus faible à la nourriture qu’auparavant. Pour les pays pauvres ayant fait le choix du libre marché et permettant l’importation de produits, les citoyens profitent désormais non seulement d’une plus grande variété de produits, mais aussi à des prix bien plus abordables. Et ça, ce n’est pas vraiment ce qu’on appelle une façon de léser… Retrouvez toutes les conclusions de ce séminaire en Italie en suivant le lien.

Meeting d’Arcachon sur la croissance

La semaine dernière, on m’a envoyé à Arcachon pour suivre un meeting où, lors d’une soirée, un collègue a remis en question la nécessité de la croissance économique en Europe. « Nous avons déjà tout ce qu’il nous faut », répétait-il sans cessse. Un propos qui m’a « un peu » agacé, et ce d’autant que je l’entends continuellement. Plus un pays est développé, plus l’accroissement de sa richesse est considéré comme quelque chose de futile. Le fait que l’Occident poursuive son développement économique est même envisagé par certains comme une déviance. Cependant, le progrès social est tout aussi indispensable pour un pays développé que pour un pays pauvre. Car en effet, en l’absence de croissance, la galette de la prospérité demeure la même ! Le progrès de l’un est alors automatiquement établi au préjudice de l’autre. La guerre contre la misère amène par exemple une modération des dépenses dans le réseau de transport ; une plus grande couverture sociale conduit en tout état de cause à un affaiblissement des dépenses culturelles ; une nouvelle autoroute provoque tout naturellement une hausse des impôts… Bref, en l’absence de croissance, on prend à Pierre pour donner à Paul et l’on fait rapidement face au caractère précaire de la prospérité. Une société privée de croissance est une société où les citoyens, les entrepreneurs et les couches sociales tirent en définitive chacun la couverture de leur côté. En revanche, à partir du moment où un pays connaît la croissance, il lui est plus évident de partager. Les plus riches de la société seront en effet davantage prédisposés à redistribuer les richesses qui sont les leurs s’ils sont convaincus de continuer à se développer par la suite. Dans le cas inverse, une société stagnante deviendra plus fermée, cherchera à refuser l’idée de la répartition et s’éloignera au final du principe de la démocratie. Les sociétés pourvues d’une croissance économique sont plus compréhensives et tendent vers davantage de démocratie et de justice. Ce meeting à Arcachon m’aura en tout cas appris quelque chose : c’est que de nombreux français présents lors de notre échange n’étaient pas convaincus de cette nécessité de croissance. Et cela, à mon sens, c’est assez effrayant pour l’avenir, car cela dénote (ou cause, même) un sérieux manque de motivation. Téléchargez tous les rapports de ce meeting sur le site de l’agence incentive à Arcachon qui s’est occupé de tout compilé – suivez le lien.

Biden, honnête et pragmatique ?

Dans certains cas, c’est bien mérité. Mais pour Joe Biden, qui vient d’enterrer son fils Beau dans le Delaware (photo), c’est injustifié. Le vice-président américain est pratiquement l’unique personnalité de Washington à être appréciée et à bénéficier de la confiance de tous. À une époque où plus personne ne fait confiance aux politiques, M.?Biden mérite un bien meilleur score. À 72 ans, et à 18 mois de la fin de son mandat, beaucoup le voient comme un vestige d’une époque où les sénateurs scellaient leurs accords par une poignée de main. Mais si la politique américaine doit retrouver son pragmatisme, sa façon de faire doit être remise au goût du jour. M.?Biden est certainement le politique dont les comiques aiment le plus se moquer. Le terme “bidenism” – au sens de l’humiliation publique qu’une personne s’auto-inflige – est entré dans le langage quotidien. “Levez-vous Chuck, qu’ils puissent vous voir” a-t-il lancé à un sénateur du Missouri dans un fauteuil roulant. Pour tresser des lauriers à Barack Obama, et dans une interprétation hasardeuse de la doctrine de Theodore Roosevelt du “parler calmement tout en adoptant la politique du bâton”?: “Je peux vous dire que je connais huit présidents, dont trois intimement. Je peux vous assurer que le président a un gros bâton”. Avec M. Biden, le risque d’une gaffe est toujours présent, ce qui explique pourquoi il fut écarté de la campagne de M. Obama en 2012. Pourtant, M.?Biden est aussi celui vers lequel M. Obama se tourne lorsqu’il faut trouver un accord. Le président américain ne fait pas mystère de son dédain pour les dessous de la politique. M.?Biden en vit. En 2009, il a convaincu trois sénateurs républicains de voter pour les 787?milliards de dollars destinés à relancer l’économie américaine, ce qui a évité la dépression. La loi a été adoptée par une voix. Sans elle, M.?Obama n’aurait certainement pas été réélu. M.?Biden a également scellé l’accord qui a évité aux États-Unis le “précipice fiscal” en 2013. Cela, aussi, aurait tué la croissance. À une époque où les politiques vivent devant les caméras, M.?Biden est vendeur. D’après Ted Kaufman, son ancien chef de cabinet qui lui a succédé au Sénat?: “Joe peut entrer dans n’importe quelle pièce, la plus conflictuelle possible, et trouver un terrain d’entente. Qui d’autre peut en faire autant de nos jours??” “Le terme “bidenism” – au sens de l’humiliation publique qu’une personne s’auto-inflige – est entré dans le langage quotidien” La réponse est?: pas beaucoup. Il y a deux décennies, en 1994, M.?Biden a convaincu Strom Thurmond, son homologue républicain de la Commission judiciaire du Sénat, de voter pour un projet de loi anti-criminalité historique. Il a mis plus de 100?000 policiers au pas et a interdit les armes d’assaut. Ségrégationniste vieillissant, M.?Thurmond incarnait la haine du Sud profond pour toute forme d’ingérence fédérale. La lutte contre la criminalité était le point le plus conflictuel de l’époque. L’exploit de M. Biden équivaudrait aujourd’hui à persuader les conservateurs du Tea Party de soutenir une amnistie des immigrants. M.?Biden a également convaincu Jesse Helms, le républicain de Caroline du Nord, de reprendre le financement américain à l’ONU. Il n’y avait pas deux républicains plus opposés au point de vue de M. Biden. Celui-ci a leur a pourtant rendu hommage lors de leurs funérailles. Une grande partie de la perte de confiance dont souffre les politiques américains vient de la conviction des citoyens qu’ils se présentent aux élections pour s’enrichir. Sur ce point, M.?Biden se distingue également. Il est relativement pauvre, ne pesant que 419?000?dollars selon une estimation. Hillary Clinton (dont la fortune est estimée à des dizaines de millions de dollars, il n’y a pas de chiffres précis) et John Kerry (environ 200?millions) jouent dans une autre catégorie. Peu importent leurs origines sociales?: la plupart des politiciens essaient de convaincre les électeurs qu’ils sont d’origine ouvrière. Même lorsque les allusions aux “cabanes en rondin” ne sont pas inventées, ceux qui ont réussi la laissent derrière eux. Dans le cas de M. Biden, c’est toujours vrai. Son épouse, Jill Biden, enseigne à temps plein dans un collège communautaire en Virginie. Il en est de même pour l’histoire de la famille Biden. Il a été élu en 1972 au Sénat américain pour le Delaware. Peu après, sa première femme et l’un de leurs enfants sont tués dans un accident de voiture. Les deux enfants survivants, dont Beau, qui a succombé à 46 ans le mois dernier à une tumeur du cerveau, furent blessés. Les 36 années suivantes, chaque jour, “Amtrak Joe” a fait l’aller-retour Wilmington-Washington en train?; trois heures de trajet quotidien.

Gays Grecs, ils pourront se marier

Le gouvernement grec a présenté mercredi un projet de loi prévoyant d’ouvrir aux couples gays le contrat d’union civile en vigueur depuis plusieurs années et qui lui avait valu une condamnation par la Cour européenne des droits de l’Homme (CEDH) pour discrimination. La modification du «pacte de vie commune» instauré en 2008 était une promesse du gouvernement de gauche radicale arrivé au pouvoir fin janvier. Le projet de loi présenté mercredi prévoit que cette union civile puisse désormais concerner les couples de même sexe mais aussi les personnes ayant des liens familiaux, selon le ministère grec de la Justice. «La Grèce, avec la mise en place d’un nouveau pacte d’union civile, cessera d’être l’un des derniers pays européens où les gens de même sexe ne disposent pas de l’accès à une sorte de reconnaissance officielle de leur relation», a écrit le ministère dans un communiqué. La Grèce avait été condamnée en novembre 2013 par la Cour européenne des droits de l’Homme (CEDH) pour avoir créé un «pacte de vie commune» dont sont exclus les couples gays. Son adoption avait suscité un large débat, notamment au sein de la puissante Église orthodoxe. Le gouvernement de coalition précédent associant conservateurs et socialistes avait dans un premier temps semblé prêt à légiférer rapidement avant de repousser sine die la présentation d’un texte. Des personnalités religieuses ultra-conservatrices, comme le métropolite du Pirée Séraphim, avaient multiplié les sorties contre une telle évolution de la loi, décrivant l’homosexualité comme «une grave atteinte à Dieu» et menaçant d’excommunication les députés qui soutiendraient cette évolution. La date de la discussion du projet de loi au parlement n’a pas été précisée. Si la majorité de gauche n’était pas soutenue sur ce texte par les députés de son partenaire gouvernemental de droite très traditionnelle (Grecs indépendants -ANEL), elle devrait pouvoir compter sur les votes de parlementaires d’autres partis. Un autre autre changement promis par le gouvernement dans le domaine des questions de société est au menu des députés: l’octroi de la nationalité grecque aux enfants d’immigrés nés en Grèce ou y ayant effectué leur scolarité est actuellement discuté en commission parlementaire.

Recrudescence de violence à NY ?

Le maire et le chef de la police de New York ont décidé mercredi de déployer plusieurs centaines de policiers supplémentaires dans les rues de la ville pour tenter d’endiguer une montée jugée inquiétante du nombre de meurtres et fusillades. Quelque 330 officiers de police, qui ne sont habituellement pas sur le terrain, ont été assignés pour patrouiller dans dix quartiers au fort taux de criminalité dans la ville du nord-est des s-Unis, notamment à Brooklyn et dans le Bronx. Il y a eu 451 fusillades cette année comparées aux 428 à la même période de l’année en 2014, et 143 meurtres contre 121, a expliqué la police new-yorkaise pour justifier ce renfort. «Nous poursuivrons (cette stratégie) jusqu’à ce qu’on observe une baisse à laquelle nous nous attendons», a déclaré le commissaire de police Bill Bratton à la presse. «Si nous sommes capables d’éteindre ce feu, nous serons peut-être en mesure de renvoyer ces officiers à leurs affectations d’origine», a-t-il ajouté. «New York est l’une des grandes villes les plus sûres d’Amérique, mais malheureusement, ce niveau de sécurité n’est pas présent pour toutes nos communautés», estime M. Bratton. C’est la deuxième année de suite que le taux de criminalité oblige la police de la ville à déployer des renforts parmi ses personnels d’ordinaire assignés à des tâches de bureau. Mais cette année, cela intervient un mois plus tôt qu’en 2014, lorsque l’opération avait permis de faire baisser le nombre de meurtres de 13%, renchérit le chef de la police James O’Neill. Les vols avaient reculé de 22% et les fusillades de 12%, poursuit-il. Cette année, les quartiers concernés sont aussi ceux du Queens et de Staten Island. Le maire de la ville, Bill de Blasio, a estimé de son côté que la «légère montée du crime», en ce qui concerne les meurtres et les fusillades surtout liés aux gangs, s’est faite en dépit d’une baisse de 6,8% de la criminalité en général dans la ville, comparée au même moment de l’année passée. Le taux de criminalité a régulièrement baissé ces dernières années à New York, sous les précédents maires Michael Bloomberg et Rudolph Giuliani. La ville de plus de 8,4 millions d’âmes compte quelque 34 500 policiers.

Encore un enlèvement

Nouvel enlèvement d’un français au Mali, à la frontière entre la Mauritanie et le Sénégal. Ce qui porte à sept le nombre de ressortissants français détenus au Sahel. Selon l’agence de presse officielle mauritanienne Ami, la personne enlevée est Jules Berto Rodriguez Léal, âgé de 61 ans, né au Portugal et détenteur de la nationalité française. Il a franchi la frontière entre la Mauritanie et le Mali en voiture mardi vers 11h00 et a été enlevé près de la ville de Kayes, précise-t-elle. On ne connait pas la raison pour laquelle cette personne se trouvait là, dans l’une des parties les plus dangereuses du pays. Le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, a appelé une nouvelle fois les ressortissants français à « ne pas se rendre dans cette partie du Mali, où ils exposent leur vie et leur sécurité ». Cet enlèvement serait le fruit d’AQMI qui contrôle le nord du Mali et qui ont profité du chaos qui a suivi le coup d’Etat militaire du 22 mars à Bamako contre le président Amadou Toumani Touré pour s’emparer de plusieurs villes. AQMI se remet à son nouveau sport national, l’enlèvement, qui permet notamment de financer la vie des otages. La France, qui est en pointe dans la mobilisation de la communauté internationale pour une telle intervention, a promis de fournir un soutien logistique, des équipements militaires et la collaboration de ses services de renseignement. Plus récemment, on entend parler d’intervention militaire, mais ceci n’est pas suivi des faits. Dans le même temps, Aqmi a prévenu en octobre la France que toute tentative visant à libérer les six otages pourrait conduire à leur mort. Il faudra donc trouver une solution, à la fois pour libérer les otages qui risquent de voir leur espérance de vie se réduire comme peau de chagrin si une intervention est lancée, mais aussi pour libérer le nord du pays des groupes islamistes fondamentalistes qui, comme en Afghanistan, rivalisent de peur et de terreur pour asseoir leur pouvoir. En savoir plus avec l’AFP : http://www.afp.com/

Nancy, une histoire et une gastronomie

Dans le chemin qu’elle se fraya vers le nord, la Meurthe incisa les reliefs qui constituent l’écrin de Nancy. C’est sur l’une de ces hauteurs, la Butte Sainte-Geneviève, que l’on trouve témoignage d’une première occupation humaine avec trace d’extraction de la minette, minerai de fer pauvre mais facilement accessible pour les hommes de l’âge du fer. De la période gallo-romaine, il ne reste nul indice à Nancy même, en revanche la période des invasions a marqué le site d’un important cimetière alaman.L’architecture pastiche et le style éclectique marquent églises (Saint-Nicolas, Sacré-Cœur) et bâtiments publics (complexe culturel de la Salle Poirel). Les parcs publics sont réaménagés. La ville est cernée par un chemin de fer de ceinture, la gare de marchandises voit le jour, le marché est repensé et agrandi, comme les abattoirs ; écoles, gymnases, hôpitaux sont revus selon des normes hygiénistes tandis que places et monuments commémoratifs aux grands hommes de la Lorraine se multiplient. L’habitat social, avec jardin, fut soutenu par des notables généreux.En 2007, le concept de Capitale européenne de la Culture s’enrichira d’une dimension inédite: pour la première fois, plus qu’une ville, ce sera une région entière, la Grande Région, qui sera le point de mire de toutes les attentions et des cours de cuisine à Nancy. Ainsi, aux côtés du Luxembourg, les régions avoisinantes telles que la Lorraine (F), la Rhénanie-Palatinat (D), la Sarre (D) et la Wallonie (B), défieront leurs frontières respectives et déploieront dans un mouvement uni leur diversité culturelle et leur potentiel créatif.