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J’ai testé le pilotage avion

Notre Johnny national prétend qu’on a tous en nous quelque chose de Tennessee. En ce qui me concerne, je crois que j’ai en moi quelque chose de schizophrène. En effet, dans ma vie de tous les jours, je suis plutôt du genre « tranquille ». Sitôt rentré du travail, j’allume la télévision et dîne devant avec un plateau télé. Je fais peu de sorties, et ce même le week-end. Oui, mais je deviens très différent quand je pars en déplacement. Parce que dans ces moments-là, j’ai soudain envie de partir en exploration, de découvrir de nouvelles choses. Cette soif d’aventure m’a d’ailleurs poussé à réaliser, il y a peu, un stage de pilotage d’avion. C’était une journée parfaite. Pas trop de vent, une visibilité à des kilomètres à la ronde… Bref, je n’aurais pu trouver mieux, et me suis lancé sur un coup de tête (et de carte bleue). L’appareil était un petit Cessna hyper-léger et très maniable. Maniable quand il n’y avait pas de vent, bien sûr. Car à la moindre bourrasque, il fallait compenser lourdement sur le manche. Mais comme il était très réactif, ça allait assez bien. L’idée de piloter un avion peut paraître assez effrayante, mais en fin de compte, c’est vraiment facile. J’en veux pour preuve qu’on peut apprendre à piloter avant même d’avoir le permis automobile ! En terme de sensations, le moins qu’on puisse dire, c’est qu’elles sont au rendez-vous. Se retrouver en altitude aux commandes d’un tout petit avion est une expérience indescriptible ! Et à part les phases de décollage et d’atterrissage, c’est un vrai moment de bonheur. C’est dans des moments comme ça que j’ai vraiment l’impression de croquer dans la vie à pleines dents ! Le seul truc que je trouve dommage, c’est qu’en fin de compte je me suis davantage focalisé sur le pilotage que sur la beauté du monde. Mais bon, je n’ai qu’à m’en prendre qu’à moi, et ça n’a de toute façon pas gâché l’expérience. En tout cas, je recommande à tous les amateurs d’expérience originale d’essayer ! Le pilotage d’avion est une expérience vraiment unique. Et si vous voulez des paysages superbes en prime, je vous recommande un vol en avion. Pour plus d’informations, allez sur le site de ce pilotage avion.

En L-39

Un ami qui n’a plus le permis m’a récemment demandé de le conduire dans le sud (à Aix-en-Provence), où il devait effectuer un vol en avion de chasse. Je l’ai donc accompagné, puis ai passé l’après-midi à Marseille, une ville que je connais assez peu, en dehors de ses plages et de la Cité radieuse. C’est en attendant mon ami que j’ai ainsi découvert le quartier le plus célèbre de la ville : le quartier du Panier. Toile de fond de romans noirs, le quartier du Panier, qui surplombe la cité phocéenne, met à rude épreuve le sens de l’orientation ! Ce quartier de marins-pêcheurs, le plus vieux de la ville, englobe un triangle délimité par le fort Saint-Jean et l’impériale rue de la République, bordée d’immeubles haussmanniens. J’ai commencé la promenade par le quai du Port. L’occasion d’admirer les bateaux en passant et de s’arrêter devant l’élégante façade de 1′hôtel de ville et tout près, l’étonnante Maison diamantée et le pavillon Daviel, l’ancien palais de justice. J’ai ainsi découvert l’hôtel-Dieu, un chef-d’oeuvre d’architecture construit d’après les plans de Mansart, avant d’emprunter la montée des Accoules, en évitant des draps qui séchaient sur une corde à linge ! Un spectacle d’autant plus ahurissant qu’on est en novembre. J’ai enchaîné cette journée de découverte par la cathédrale La Major, un monument romano-byzantin qui fait de l’ombre à la Vieille-Major, l’église la plus ancienne de la ville. Je me suis ensuite rendu à la Vieille-Charité, un hôpital dont la fonction première était de recueillir les indigents. Sa magnifique chapelle baroque, coiffée d’un dôme en forme d’oeuf, tradition héritée du baroque italien, est l’oeuvre de Pierre Puget. Sauvé de la démolition par Le Corbusier, ce centre culturel regroupe deux musées qui possèdent de remarquables collections d’archéologie égyptienne et d’art africain. L’important, dans ce quartier du Panier, c’est de se perdre dans le dédale de rues et d’escaliers et de marquer une pause dans un bar ou un restaurant sur la symbolique place de Lenche. De ce quartier du Panier joliment restauré et qui a perdu sa mauvaise réputation, il émane un parfum d’authenticité et de métissage qui fait chaud au coeur. Cette découverte m’a guéri des mauvaises impressions que j’avais sur Marseille, dont je ne connaissais jusqu’alors que la canebière encombrée, et le vieux port déclaré zone morte dès 22h passées. Quant à mon ami, je pense qu’il a apprécié son vol en avion de chasse. Il m’en a parlé pendant tout le trajet retour ! Suivez le lien pour en savoir plus sur ce vol en L-39.

Comme un astronaute

Il y a quelques jours, je me suis rendu à Miami pour accomplir une activité pour le moins originale : un vol en apesanteur ! Je crois que nous étions 40 participants de tous horizons pour ce vol sensationnel. Après un speech portant sur la sécurité, nous avons décollé normalement, et attendu jusqu’à ce que G Force One (c’est le nom de l’appareil) atteigne l’altitude requise pour le vol parabolique. Finalement, l’on nous a engagés à rejoindre le milieu de la cabine : on s’apprêtait à effectuer la première parabole ! Nous nous sommes tous allongés à même le sol en essayant de ne pas montrer notre stress. Pour ceux qui n’ont jamais entendu parler du vol parabolique, le principe est simple : l’appareil commence par monter pour ensuite plonger d’un coup ; quand il est au sommet de sa parabole et retombe, en résulte un court moment d’apesanteur, de 22 secondes exactement. L’avion faisant quinze paraboles au total, cela laisse donc quelques 330 secondes d’apesanteur ! La classe, quand même ! Mais comment ça se passe, exactement ? Lorsque le Boeing commence à monter, on se retrouve d’abord écrasé au sol : c’est la phase d’hypergravité. Et c’est très étrange, de peser quelques 140 kg, même si ça ne dure pas longtemps ! Ensuite, le pilote avertit qu’on est en haut de la parabole et qu’on s’apprête à redescendre. Et soudain, le corps ne pèse plus rien ! Chacun appréhende ce nouvel état d’une manière différente : certains participants se raccrochent aux straps pour rester en contact avec le sol, d’autres pagaient dans l’espace pour essayer de contrôler leurs mouvements. C’est un joyeux fouillis ! Puis le pilote nous signale soudainement qu’il passe en « ressource » ; les 22 petites secondes sont déjà écoulées ! On se retrouve à nouveau écrasés sur le sol durant quelques secondes. Décidément, le corps est sacrément rudoyé avec un tel vol ! Cela demande du temps, pour se familiariser avec tout ça. Mais on s’y fait. Plutôt que de rebondir d’une paroi à l’autre, on cherche alors à flotter sans se retenir à quoi que ce soit. Et c’est carrément merveilleux ! Si vous avez un jour l’occasion de réaliser un vol en apesanteur, il n’y a pas à hésiter : c’est vraiment une expérience incroyable. Tenez, voilà le site où j’ai trouvé ce vol, si le coeur vous en dit de faire vous aussi un vol en apesanteur.

Un combat aérien au-dessus de Bordeaux

Vous connaissez la Bibliothèque de Babel de Borgès ? Eh bien, parfois, j’ai l’impression que c’est exactement ce qu’est internet : une gigantesque bibliothèque dans lesquels toutes les combinaisons de livres, mais aussi d’activités possibles, existent. Tenez, récemment encore, j’ai découvert qu’on pouvait participer à un véritable combat aérien à bord d’un véritable appareil. Comme vous pouvez vous en douter, je n’ai pas pu résister à la tentation. Ca se passait près de Bordeaux, où j’avais justement de la famille que je n’avais pas vue depuis longtemps. L’occasion faisant le larron, j’ai sauté dessus pour aller la voir. Et je n’ai pas regretté un instant, car en fait, cette expérience a été tout à fait extraordinaire. Difficile de raconter une telle expérience. Ca a duré une journée entière. Les premières heures, j’ai commencé par m’initier aux bases du pilotage. N’ayant pas de licence de pilote, ni même la moindre base en matière de pilotage, en fait, je craignais un peu le pire, mais le briefing était plutôt bien foutu et facile à suivre. Puis, une fois armé de ce solide bagage théorique et après une pause déjeuner, ça a été le moment de décoller. Et là, je peux vous dire que je ne faisais pas le malin. Imaginez-vous un laser game à bord de biplans modernes. Des biplans que vous pilotez vous-mêmes. L’instructeur, qui est un ancien pilote de chasse de l’armée de l’air et a participé à de véritables dogfights dans tous les conflits de ces dernières années, fait décoller l’appareil puis vous abandonne peu à peu les commandes. Vous apprenez ainsi non seulement à vous déplacer mais aussi à manoeuvrer pour amener l’appareil ennemi dans votre viseur et tirer. Et quand vous l’atteignez, l’appareil abattu laisse soudain échapper une traînée de fumée ! Evidemment, il ne s’agit que d’un jeu. Mais je peux vous assurer que vous oubliez vite ce « détail » de vue, une fois là-haut. Surtout quand il est temps d’échanger les rôles et que vous êtes pris à votre tour en chasse par l’appareil ennemi ! La sueur qui vous inonde est bien réelle, elle ! Si vous avez comme moi été marqué par Top Gun étant gamin, je vous recommande vivement l’expérience. Ce n’est pas quelque chose qu’on a l’occasion de faire tous les jours ! Voilà le site où j’ai trouvé ce combat aérien. Que l’esprit de Maverick soit avec vous ! Suivez le lien pour en savoir plus sur le combat aérien.

combat aérien

Survol des bâtiments de guerres

Lors d’un déplacement à Portsmouth, en Angleterre, l’on m’a proposé une expérience originale: effectuer un vol en hélicoptère. Une invitation qu’il n’a pas fallu me répéter deux fois, comme vous pouvez l’imaginer. :) Et cette expérience déjà bien agréable a vu son apothéose lorsque j’ai pu découvrir depuis le ciel le légendaire navire de l’amiral Nelson lors de la bataille de Trafalgar : le HMS Victory. Pour un passionné d’histoire de la marine, il n’en fallait pas plus pour que cette journée soit parfaite ! Pour ceux qui ne partageraient pas cette passion, le navire de Sa Majesté (HMS) Victory est rien de moins que la plus célèbre unité de l’histoire de la guerre navale. Car c’est en effet de son bord que le vice-amiral Horatio, Lord Nelson, orchestra la bataille de Trafalgar. Sa quille fut posée à Chatham en 1759 et 6000 arbres, essentiellement des chênes, servirent pour sa construction. Son coût dépassa l’équivalent de 5 millions d’euros. Le Victory est indéfectiblement associé au 21 octobre 1805, jour de la bataille de Trafalgar, et la restauration dont il a bénéficié lui a rendu l’aspect qu’il avait alors. Embarquant 104 canons et 800 hommes d’équipage, le Victory était une terrible machine de guerre de 3500 tonneaux. Pourtant, sa carrière débuta calmement: il passa treize ans sur le fleuve Medway sans voir la moindre action. Il ne prit part au combat qu’en 1778, contre les Français, lors de la bataille d’Ouessant, et en 1797, contre les Espagnols, à la bataille du cap Saint-Vincent. Tous ses commandants profitèrent comme Nelson de ses quartiers particulièrement élégants. Mais c’est bien à Trafalgar que le navire de guerre est entré dans la légende. Le vaisseau quitta Portsmouth en septembre 1805 et rencontra la flotte franco-espagnole au large du cap Trafalgar. A 11 h 25, Nelson envoya son célèbre signal : « L’Angleterre attend de chaque homme qu’il fasse son devoir. » Peu avant midi, les deux flottes s’affrontèrent. À 13 h 25, Nelson fut touché par la balle d’un tireur d’élite ennemi. Transporté sur un pont inférieur et soigné par le chirurgien du bord, il rendit l’âme trois heures plus tard, ayant été informé de la victoire. Ses derniers mots, adressés au capitaine commandeur du Victory, furent : « Embrassez-moi, Hardy. » Conservé dans de l’eau-de-vie, son corps fut rappatrié à Londres. Il eut droit à de grandioses funérailles à la cathédrale Saint-Paul. Le Victory est quant à lui mouillé à Portsmouth depuis 1922. Ce qui m’a également surpris lors de cette journée, c’est à quel point le vol en hélicoptère peut être une expérience fascinante. A tel point que je pense même recommencer. Peut-être au-dessus de Saint-Malo, qui sait ? Si l’expérience vous tente, je vous laisse le lien vers l’organisateur de ce baptême en hélicoptère.

La concurrence déloyale des lignes aériennes des Emirats

Alain Vidalies, secrétaire d’État français aux Transports, et son homologue allemand, Alexander Dobrindt, se sont plaints de la situation lors d’une réunion des ministres des transports à Bruxelles le 13 mars: « Les compagnies aériennes européennes perdent du terrain face aux transporteurs du Golfe à cause de pratiques de concurrence déloyales ». La commissaire aux transports a déclaré vouloir reprendre les négociations avec les pays du Golfe persique, après que Paris et Berlin ont tiré la sonnette d’alarme sur la concurrence déloyale des compagnies aériennes du Qatar, d’Arabie saoudite et des Émirats arabes unis. Les transporteurs du Golfe sont en compétition avec les compagnies européennes pour les vols internationaux. Certains observateurs estiment que les aides qu’ils touchent créent des distorsions du marché, au détriment de la compétitivité des compagnies européennes et américaines. Les compagnies du Qatar, d’Arabie saoudite et des Émirats arabes unis ont reçu 39 milliards d’euros d’aides d’État de leurs gouvernements respectifs depuis 2004, selon une étude réalisée pour les trois grandes compagnies américaines, American Airlines, Delta Airlines et United Airlines. Cette étude indique que les transporteurs du Golfe ont ainsi bénéficiés de prêts sans intérêts, de terrains gratuits et de droits aéroportuaires faibles, entre autres. Ces avantages leur ont permis de développer leurs flottes et leurs trajets, tout en « distordant le marché de l’aviation commerciale et en détournant le trafic mondial vers leurs centres d’affaires ». Alain Vidalies, secrétaire d’État français aux Transports, et son homologue allemand, Alexander Dobrindt, se sont plaints de la situation lors d’une réunion des ministres des transports à Bruxelles le 13 mars. « Les compagnies aériennes européennes perdent du terrain face aux transporteurs du Golfe à cause de pratiques de concurrence déloyales, et en particulier à cause des garanties et des aides publiques conséquentes dont ils jouissent », ont-ils déclaré dans un communiqué commun après la réunion. Paris et Berlin ont donc demandé à la Commission européenne de mettre un terme à ces pratiques en adoptant une stratégie commune pour le contrôle de la conformité des activités des compagnies étrangères au droit européen.

Une expérience aérienne qui fait pousser les poils du torse

Mercredi, 11h. Une journée splendide. Impatient, je découvre pour la première fois l’aéro-club de La Roche sur Yon. J’oscille entre l’exaltation et l’angoisse. En effet, je suis ici pour une activité insolite: un baptême acrobatique. Je fais la rencontre de mon pilote, Jérôme, qui me rend illico plus confiant. On commence par l’incontournable briefing. L’ambiance est relaxée. Pourtant, je sens l’angoisse qui monte à mesure que le moment tant attendu vient. Je continue de conserver un air calme mais j’ai les mains moites. Puis vient le moment d’y aller. Je mets le parachute comme un sac à dos, puis me rends à l’appareil, un Stampe SV-4, un petit avion bi-place. L’engin est à la fois léger et robuste et, comme je vais m’en apercevoir, particulièrement agile. L’intérieur est rustique. L’avion est à l’évidence pensé pour remplir un seul dessein: fournir le maximum de sensations. Lorsque je me retrouve casé dans le petit habitacle, solidement sanglé à mon siège, j’ai un peu l’impression d’avoir fusionné avec l’appareil. L’engin commence par tousser au démarrage puis rugit soudainement. Malgré mon casque, le boucan est considérable. Le pilote s’assure que mon casque micro est en état de marche (ce serait dommage qu’il ne m’entende pas crier…) puis prend de la vitesse et nous quittons le sol avant de gagner le site de voltige. Jérôme me demande si je suis prêt. Je n’ai pas le temps de terminer ma phrase que ça commence. Premier tonneau. Je reprends ma respiration et me cramponne aux bretelles, effaré. Je n’avais pas cru que les sensations seraient d’une telle violence. Mais ce n’était rien de plus qu’un avant-propos! Cloches, décrochages, vol dos… Les pirouettes s’enchaînent à toute vitesse. De temps à autre, je ne peux m’empêcher de lâcher une grossièreté. L’épreuve est un peu démente que tout ce que j’avais imaginé. Et j’avais pourtant imaginé beaucoup. A la fin, il n’y a même plus de haut ou de bas. Tous mes repères se sont évaporés et le décor et les nuages pivotent autour de l’appareil. J’ai l’impression d’être un bébé dans son berceau, observant un mobile tournoyant incompréhensible. Et soudain, c’est fini. Le monde retrouve son apparence normale tandis que nous regagnons le sol. La phase acrobatique est très courte, et cependant je suis épuisé en sortant du cockpit. Lors de certaines figures, il fallait encaisser 5G: mon corps pesait donc 5 fois plus que d’habitude ! Je peux vous dire que c’est le genre d’expérience impossible à oublier ! Le pilote calibre la force des acrobaties en fonction du ressenti, mais ça reste tout de même un pur shoot d’adrénaline. A réserver aux amateurs de sensations fortes ! Pour en savoir plus, suivez le lien vers ce site qui propose de la voltige aérienne.

Mon vol en apesanteur

La semaine dernière, j’ai eu la chance de réaliser un rêve extraordinaire : effectuer un vol en apesanteur ! J’ai longuement hésité à rédiger un article sur le sujet : je ne voyais pas comment décrire cette expérience, comment trouver mes mots. Mais je trouvais vraiment dommage de ne pas partager un tel souvenir : je vais donc essayer ici. Retour sur cette expérience résolument unique.
L’aventure se passe à bord de G Force One, un Boeing 727 modifié pour ce type de vol. De l’extérieur, il semble identique à n’importe quel autre. Mais à l’intérieur, c’est tout autre chose : au lieu des 300 sièges passagers qu’il pourrait contenir, l’appareil n’en compte en effet que 40 : 20 à l’avant et 20 à l’arrière. Le reste est la zone de free floating, capitonnée du sol au plafond. Là, pas de siège, pas de compartiment bagage : on ne trouve que des straps rouges et des filets. Cinq minutes après le décollage, nous avons pu nous détacher. Et je suis allé me placer dans la zone de free-floating. S’est ensuivie une demi-heure d’attente, le temps que l’appareil atteigne l’altitude de 20000 pieds. Puis l’équipage nous a annoncé que la première parabole allait commencer. Je me suis allongé au sol et ai essayé de ne plus bouger la tête, conformément aux instructions reçues pendant le briefing. La parabole se passe en effet en plusieurs étapes. Au début, il y a l’hypergravité, où l’on pèse 1,8 fois son poids pendant une vingtaine de secondes. Puis l’appareil atteint le sommet de la parabole et tombe en chute libre : on se met alors à flotter pendant 22 secondes. Pour la première parabole, nous avons expérimenté la pesanteur martienne : 0,38g. Alors c’est ça, que ressentiront les premiers colons ? Tous les participants bondissaient, riaient dans la cabine. Peut-être un effet de la Scopolamine (un remède contre le mal des transports qui nous avait tous « shootés »). Vingt-deux secondes plus tard, je me suis rallongé, pesant à nouveau presque le double de mon poids. Quelques secondes plus tard, j’ai retrouvé mon poids normal et repris mes esprits. Mais déjà la parabole suivante arrivait (il n’y a qu’une minute et demie entre chacune). C’était reparti pour un tour. Une nouvelle fois, je double de poids, puis quelques secondes plus tard, je teste la pesanteur lunaire : je ne pèse plus que quelques kilos ! C’est magique !
Troisième parabole, on y est : l’apesanteur. Je passe d’un seul coup de surpoids à 0 kg. La sensation est déstabilisante. J’ai eu beau m’y préparer des mois à l’avance, le cerveau n’est pas préparé à perdre un repère aussi simple et stable que la gravité. Dur aussi de manoeuvrer quand on n’est pas habitué à l’apesanteur. Je pousse légèrement contre le plafond pour flotter dans le vide… et percute le sol pour rebondir aussitôt. Je parviens à me stabiliser en m’agrippant à une lanière. Il me faut bien 3 paraboles pour prendre le pli, et arriver à flotter sans toucher de parois. Impossible de décrire une telle sensation. C’est au-delà des mots, au-delà même de l’imagination : j’avais beau m’être préparé, c’était encore bien au-delà ! Treize paraboles plus tard, quand l’avion s’est posé sur la terre ferme, j’étais épuisé mais heureux comme je ne l’avais jamais été. Suivez le lien pour en savoir plus sur cette expérience de vol en apesanteur.

Vidéo de baptême en avion de chasse

Je suis tombé sur une vidéo d’un baptême en avion de chasse. Je partage, car c’est tout simplement extraordinaire.

J’avais presque oublié la Syrie

On avait presque oublié la guerre qui sévit en Syrie, jusqu’à ce que Bachar al Assad se rappelle à notre bon souvenir, notamment en enfreignant l’espace aérien Turc. La riposte a été directe et forte puisque la Turquie a abattu ce dimanche un avion de chasse syrien. L’appareil a violé l’espace aérien turc, selon Ankara. Le régime syrien de Bachar al-Assad, lui, parle d’une “agression flagrante” et d’un “soutien” du Premier ministre turc “aux groupes terroristes”. L’incident s’est produit à l’est du poste- frontière de Kassab, après plusieurs mises en garde à deux MIG 23 syriens, selon l’armée turque. L’avion visé s’est écrasé en Syrie à environ 1200 mètres de la frontière. Il s’agit de l’incident le plus grave entre les deux pays depuis septembre 2013, quand des chasseurs turcs avaient abattu un hélicoptère syrien dans la même région. Kassab est le théâtre d‘âpres combats entre rebelles et forces gouvernementales syriennes depuis vendredi. Selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme, les rebelles ont progressé mais “d’importants renforts de forces gouvernementales ont été acheminés”. Le ministère syrien des Affaires étrangères a dénoncé de son côté une « ingérence » de la Turquie: « L’agression militaire inédite et injustifiée commise par le gouvernement turc contre la souveraineté du territoire syrien dans la région frontalière de Kassab ces deux derniers jours met en évidence l’implication turque dans les événements en Syrie », a affirmé le ministère dans un communiqué. « Notre réponse sera forte si vous violez notre espace aérien », a déclaré Erdogan lors d’un meeting électoral, tout en félicitant l’armée turque pour avoir abattu un avion militaire syrien près de la frontière turco-syrienne. « Je félicite le chef d’état-major des forces armées et les valeureux pilotes… Je félicite nos forces aériennes », a déclaré le chef du gouvernement. Bref, on sent bien que tout peut partir en couille, comme dirait l’autre, si rien n’est fait pour calmer les esprits. Source : Avion de chasse.