Monthly Archives: février 2015

Une expérience aérienne qui fait pousser les poils du torse

Mercredi, 11h. Une journée splendide. Impatient, je découvre pour la première fois l’aéro-club de La Roche sur Yon. J’oscille entre l’exaltation et l’angoisse. En effet, je suis ici pour une activité insolite: un baptême acrobatique. Je fais la rencontre de mon pilote, Jérôme, qui me rend illico plus confiant. On commence par l’incontournable briefing. L’ambiance est relaxée. Pourtant, je sens l’angoisse qui monte à mesure que le moment tant attendu vient. Je continue de conserver un air calme mais j’ai les mains moites. Puis vient le moment d’y aller. Je mets le parachute comme un sac à dos, puis me rends à l’appareil, un Stampe SV-4, un petit avion bi-place. L’engin est à la fois léger et robuste et, comme je vais m’en apercevoir, particulièrement agile. L’intérieur est rustique. L’avion est à l’évidence pensé pour remplir un seul dessein: fournir le maximum de sensations. Lorsque je me retrouve casé dans le petit habitacle, solidement sanglé à mon siège, j’ai un peu l’impression d’avoir fusionné avec l’appareil. L’engin commence par tousser au démarrage puis rugit soudainement. Malgré mon casque, le boucan est considérable. Le pilote s’assure que mon casque micro est en état de marche (ce serait dommage qu’il ne m’entende pas crier…) puis prend de la vitesse et nous quittons le sol avant de gagner le site de voltige. Jérôme me demande si je suis prêt. Je n’ai pas le temps de terminer ma phrase que ça commence. Premier tonneau. Je reprends ma respiration et me cramponne aux bretelles, effaré. Je n’avais pas cru que les sensations seraient d’une telle violence. Mais ce n’était rien de plus qu’un avant-propos! Cloches, décrochages, vol dos… Les pirouettes s’enchaînent à toute vitesse. De temps à autre, je ne peux m’empêcher de lâcher une grossièreté. L’épreuve est un peu démente que tout ce que j’avais imaginé. Et j’avais pourtant imaginé beaucoup. A la fin, il n’y a même plus de haut ou de bas. Tous mes repères se sont évaporés et le décor et les nuages pivotent autour de l’appareil. J’ai l’impression d’être un bébé dans son berceau, observant un mobile tournoyant incompréhensible. Et soudain, c’est fini. Le monde retrouve son apparence normale tandis que nous regagnons le sol. La phase acrobatique est très courte, et cependant je suis épuisé en sortant du cockpit. Lors de certaines figures, il fallait encaisser 5G: mon corps pesait donc 5 fois plus que d’habitude ! Je peux vous dire que c’est le genre d’expérience impossible à oublier ! Le pilote calibre la force des acrobaties en fonction du ressenti, mais ça reste tout de même un pur shoot d’adrénaline. A réserver aux amateurs de sensations fortes ! Pour en savoir plus, suivez le lien vers ce site qui propose de la voltige aérienne.

Vers la fin des forages pétroliers en Alaska ?

« J’ai pris cette décision pour être sûr qu’un des régions les plus belles d’Amérique et un moteur de l’économie, non seulement pour l’Alaska, mais pour toute l’Amérique, soit préservée pour les générations futures », a déclaré M. Obama dans une vidéo. « C’est quelque chose de trop précieux pour nous pour que nous la mettions à la disposition du plus offrant. » L’interdiction protège aussi des millions d’hectares de côtes et de terrains sauvages. La Baie de Bristol, au sud-ouest de l’Alaska, produit à elle seule plus de 40 % du poisson sauvage aux Etats-Unis. L’industrie de la pêche dans cette zone réalise un chiffre d’affaires de 2 milliards de dollars (1,6 milliard d’euros), selon la Maison Blanche. Elle génère également 100 millions de dollars (80 millions d’euros) annuellement grâce au tourisme et aux activités de pêche récréative. La Baie de Bristol abrite de nombreuses espèces sauvages de saumons, loutres, phoques, morses, belugas, baleines ou orques. Il n’y aura pas de forage pétrolier ou gazier dans la baie de Bristol en Alaska. Barack Obama a annoncé mardi soir qu’il souhaitait protéger de façon pérenne cet espace naturel situé dans le sud-ouest de l’Etat américain – une suspension provisoire des forages avait déjà été décidée en 2010. Les pêcheurs et les militants écologistes sont désormais rassurés. Dans une vidéo postée sur YouTube, Barack Obama dit vouloir préserver «pour les générations futures» les économies du tourisme et de la pêche dans cette zone qui s’étend sur 135 000 km2. Le Président présente la baie de Bristol comme «une des plus grandes ressources naturelles américaines et un moteur économique de taille» :
. La Maison Blanche assure en effet que 40% de la consommation américaine de poisson d’origine sauvage provient de la pêche dans cette baie, une activité qui génère un chiffre d’affaires annuel de 2 milliards de dollars (environ 1,6 milliard d’euros). De son côté, l’Agence américaine de protection de l’environnement (EPA) avait ouvert en février 2014 une procédure pour empêcher l’installation de mines d’or et de cuivre dans la région, qui, selon eux, menacerait «la zone de pêche de saumon la plus productive au monde».

Développer l’investissement durable

Il y a un an, lors du Forum économique mondial de Davos, le président de la Banque mondiale, Jim Yong Kim, a encouragé les investisseurs à s’engager de manière durable et responsable dans le marché des obligations vertes. Les obligations vertes, qui constituent un segment relativement récent mais en pleine expansion, fonctionnent comme les autres types de produits obligataires mais présentent l’avantage de contribuer à combler le manque de financements disponibles pour des projets de développement respectueux du climat. Environ 11 milliards de dollars d’obligations vertes avaient été émis l’année précédente. Jim Yong Kim avait appelé au doublement de ce chiffre d’ici septembre 2014, date du Sommet sur le climat. De nouveaux émetteurs ont lancé leurs premières obligations vertes, de nouveaux indices ont été créés pour ces titres et le nombre de souscripteurs a augmenté, ce qui a permis aux émissions d’obligations vertes de dépasser les 35 milliards de dollars en 2014. Alors que s’ouvre cette semaine la nouvelle édition du Forum de Davos, la plupart des observateurs prévoient que les investissements dans les obligations vertes continueront d’afficher une forte croissance en 2015. D’après le Groupe de la Banque mondiale, plusieurs tendances se font jour. L’essor du marché des obligations vertes fait évoluer les formes d’investissement et les attentes des investisseurs. Depuis leur introduction en 2007, les obligations vertes ont principalement été émises par des banques de développement, comme la Banque mondiale (a) et l’IFC (a) ; elles ont permis de financer des projets respectueux du climat et de l’environnement, par exemple l’expansion de l’énergie solaire dans les zones rurales au Pérou (a), le déploiement à grande échelle des énergies renouvelables au Mexique (a), l’amélioration de l’efficacité de l’irrigation en Tunisie (a) ou le recours accru à des transports urbains non polluants en Colombie (a). Les investisseurs apprécient non seulement la liquidité et le rendement fixe des obligations vertes, mais également l’effet bénéfique qu’elles peuvent produire. Aujourd’hui, à l’instar des fonds de pension (a) par exemple, nombre d’investisseurs institutionnels ont des impératifs d’investissements durables et responsables, et ils élaborent des stratégies expressément conçues pour faire face aux risques climatiques en mettant à profit les opportunités offertes par les différentes classes d’actifs. Les obligations vertes sont à même de répondre aux besoins des investisseurs sur le plan de la vérification et de la mesure de l’impact. De plus, celles de la Banque mondiale et de l’IFC sont notées AAA/Aaa. « La dégradation de l’environnement, la pauvreté et les conséquences du changement climatique sont autant de facteurs qui mettent en péril le bien-être et la stabilité des pays, des populations, des ressources et des entreprises. Les investisseurs sont de plus en plus conscients des menaces que ces facteurs représentent pour le rendement financier à long terme, et en tiennent compte dans leurs décisions », explique Laura Tlaiye, conseillère en investissements durables à la Banque mondiale, qui figure parmi les premiers et plus importants émetteurs d’obligations vertes (plus de 27 milliards de dollars, dans 18 monnaies). En outre, les obligations vertes offrent aux petits investisseurs un moyen de « voter avec leur argent ». Aux États-Unis, l’État du Massachusetts, par exemple, a reçu plus de 1 000 ordres de souscription pour une obligation verte qu’il a émise l’année dernière. La plupart de ces ordres émanent de particuliers désireux de soutenir les investissements des autorités locales dans l’environnement.  » Les incitations évoluent du fait que certains investisseurs sont en quête de ce type d’investissement et demandent des informations détaillées sur les performances environnementales. Nous attirons des investisseurs qui, sinon, n’auraient pas été intéressés, et nous diversifions et élargissons notre base d’investisseurs ainsi que nos sources de financement », précise Heike Reichelt, responsable des relations avec les investisseurs et des nouveaux produits à la Banque mondiale.