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Recrudescence de violence à NY ?

Le maire et le chef de la police de New York ont décidé mercredi de déployer plusieurs centaines de policiers supplémentaires dans les rues de la ville pour tenter d’endiguer une montée jugée inquiétante du nombre de meurtres et fusillades. Quelque 330 officiers de police, qui ne sont habituellement pas sur le terrain, ont été assignés pour patrouiller dans dix quartiers au fort taux de criminalité dans la ville du nord-est des s-Unis, notamment à Brooklyn et dans le Bronx. Il y a eu 451 fusillades cette année comparées aux 428 à la même période de l’année en 2014, et 143 meurtres contre 121, a expliqué la police new-yorkaise pour justifier ce renfort. «Nous poursuivrons (cette stratégie) jusqu’à ce qu’on observe une baisse à laquelle nous nous attendons», a déclaré le commissaire de police Bill Bratton à la presse. «Si nous sommes capables d’éteindre ce feu, nous serons peut-être en mesure de renvoyer ces officiers à leurs affectations d’origine», a-t-il ajouté. «New York est l’une des grandes villes les plus sûres d’Amérique, mais malheureusement, ce niveau de sécurité n’est pas présent pour toutes nos communautés», estime M. Bratton. C’est la deuxième année de suite que le taux de criminalité oblige la police de la ville à déployer des renforts parmi ses personnels d’ordinaire assignés à des tâches de bureau. Mais cette année, cela intervient un mois plus tôt qu’en 2014, lorsque l’opération avait permis de faire baisser le nombre de meurtres de 13%, renchérit le chef de la police James O’Neill. Les vols avaient reculé de 22% et les fusillades de 12%, poursuit-il. Cette année, les quartiers concernés sont aussi ceux du Queens et de Staten Island. Le maire de la ville, Bill de Blasio, a estimé de son côté que la «légère montée du crime», en ce qui concerne les meurtres et les fusillades surtout liés aux gangs, s’est faite en dépit d’une baisse de 6,8% de la criminalité en général dans la ville, comparée au même moment de l’année passée. Le taux de criminalité a régulièrement baissé ces dernières années à New York, sous les précédents maires Michael Bloomberg et Rudolph Giuliani. La ville de plus de 8,4 millions d’âmes compte quelque 34 500 policiers.

Encore un enlèvement

Nouvel enlèvement d’un français au Mali, à la frontière entre la Mauritanie et le Sénégal. Ce qui porte à sept le nombre de ressortissants français détenus au Sahel. Selon l’agence de presse officielle mauritanienne Ami, la personne enlevée est Jules Berto Rodriguez Léal, âgé de 61 ans, né au Portugal et détenteur de la nationalité française. Il a franchi la frontière entre la Mauritanie et le Mali en voiture mardi vers 11h00 et a été enlevé près de la ville de Kayes, précise-t-elle. On ne connait pas la raison pour laquelle cette personne se trouvait là, dans l’une des parties les plus dangereuses du pays. Le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, a appelé une nouvelle fois les ressortissants français à « ne pas se rendre dans cette partie du Mali, où ils exposent leur vie et leur sécurité ». Cet enlèvement serait le fruit d’AQMI qui contrôle le nord du Mali et qui ont profité du chaos qui a suivi le coup d’Etat militaire du 22 mars à Bamako contre le président Amadou Toumani Touré pour s’emparer de plusieurs villes. AQMI se remet à son nouveau sport national, l’enlèvement, qui permet notamment de financer la vie des otages. La France, qui est en pointe dans la mobilisation de la communauté internationale pour une telle intervention, a promis de fournir un soutien logistique, des équipements militaires et la collaboration de ses services de renseignement. Plus récemment, on entend parler d’intervention militaire, mais ceci n’est pas suivi des faits. Dans le même temps, Aqmi a prévenu en octobre la France que toute tentative visant à libérer les six otages pourrait conduire à leur mort. Il faudra donc trouver une solution, à la fois pour libérer les otages qui risquent de voir leur espérance de vie se réduire comme peau de chagrin si une intervention est lancée, mais aussi pour libérer le nord du pays des groupes islamistes fondamentalistes qui, comme en Afghanistan, rivalisent de peur et de terreur pour asseoir leur pouvoir. En savoir plus avec l’AFP : http://www.afp.com/

Nancy, une histoire et une gastronomie

Dans le chemin qu’elle se fraya vers le nord, la Meurthe incisa les reliefs qui constituent l’écrin de Nancy. C’est sur l’une de ces hauteurs, la Butte Sainte-Geneviève, que l’on trouve témoignage d’une première occupation humaine avec trace d’extraction de la minette, minerai de fer pauvre mais facilement accessible pour les hommes de l’âge du fer. De la période gallo-romaine, il ne reste nul indice à Nancy même, en revanche la période des invasions a marqué le site d’un important cimetière alaman.L’architecture pastiche et le style éclectique marquent églises (Saint-Nicolas, Sacré-Cœur) et bâtiments publics (complexe culturel de la Salle Poirel). Les parcs publics sont réaménagés. La ville est cernée par un chemin de fer de ceinture, la gare de marchandises voit le jour, le marché est repensé et agrandi, comme les abattoirs ; écoles, gymnases, hôpitaux sont revus selon des normes hygiénistes tandis que places et monuments commémoratifs aux grands hommes de la Lorraine se multiplient. L’habitat social, avec jardin, fut soutenu par des notables généreux.En 2007, le concept de Capitale européenne de la Culture s’enrichira d’une dimension inédite: pour la première fois, plus qu’une ville, ce sera une région entière, la Grande Région, qui sera le point de mire de toutes les attentions et des cours de cuisine à Nancy. Ainsi, aux côtés du Luxembourg, les régions avoisinantes telles que la Lorraine (F), la Rhénanie-Palatinat (D), la Sarre (D) et la Wallonie (B), défieront leurs frontières respectives et déploieront dans un mouvement uni leur diversité culturelle et leur potentiel créatif.

Assange, les russes et le Hezbollah

Le père de Wikileaks, Julian Assange et la chaîne télévisée étatique russe RT ont diffusé mardi une interview avec le chef du Hezbollah et promettent d’autres entretiens controversés, une alliance sulfureuse pour prendre le contre-pied des médias occidentaux. RT, chaîne diffusée en anglais, arabe et espagnol dans le monde, a annoncé à grand renfort de publicité sa collaboration avec M. Assange, un détracteur des Etats-Unis qui a publié sur Wikileaks des milliers de câbles diplomatiques américains au nom de la liberté d’information. La rédactrice en chef de RT, Margarita Simonian prédisait même que la première des douze personnalités interviewées allait créer la controverse.  »Nombreux seront ceux qui seront extrêmement mécontents », a-t-elle estimé, sur Twitter, avant le début à 11H30 GMT de l’émission qui avait été enregistrée en Angleterre où le charismatique Australien est assigné à résidence dans le cadre d’une affaire de viol présumé.

Julian Assange a estimé lui aussi qu’il serait traité de « combattant ennemi, de traître, qui se couche dans le lit du Kremlin et mène des interviews avec de terribles (militants) radicaux », selon le site de RT. L’entretien avec M. Hassan Nasrallah, ennemi juré d’Israël et de Washington, aura finalement été l’occasion pour le chef du mouvement chiite libanais de réaffirmer son soutien au régime syrien, qui réprime depuis plus d’un an un mouvement de contestation, et d’accuser l’opposition de refuser le dialogue. Cette position n’est d’ailleurs pas très éloignée de celle de Moscou, qui a bloqué des résolutions à l’ONU condamnant Damas et dénonce le soutien occidental aux opposants.  »Du point de vue du marketing, des relations publiques, c’est un joli coup » pour RT et Assange, relève Anna Katchakaeva, spécialiste des médias à la radio russe Svoboda, financée par le Congrès américain.
« La chaîne a attiré l’attention sur elle et a forcé les médias internationaux à en parler », juge-t-elle. RT, fondée en 2005 sous le nom de Russia Today, est financée par l’Etat russe. Se posant en chaîne internationale d’information, elle ne s’est cependant pas imposée jusqu’à présent sur la scène médiatique.